L’euro, stop ou encore ? Article 4/5 sur le bilan de l’euro

Après les promesses lors de la création puis du lancement de l’euro, et les discours assez visionnaires de Mendès France et Séguin, il est plus que temps d’aborder la question du bilan de l’euro, plus de 10 ans après son introduction. Pour le faire, et c’est la petite surprise du Blog de la rentrée, je vais m’appuyer en grande partie sur un entretien exclusif avec Philippe Murer, enseignant et consultant en finance et économie, et président de l’association « Manifeste pour un débat sur le libre-échange et l’euro ». Dans cette première vidéo, il commence par une analyse de l’impact globalement négatif de l’euro sur la croissance de la zone, présente ensuite la problématique des divergences de compétitivité entre Europe du Nord et Europe du Sud depuis l’instauration de la monnaie unique, puis conclut en faisant le lien avec la crise actuelle et les solutions envisagées.  Pour ceux qui veulent en savoir plus, cette intervention reprend une analyse plus complète  qu’il a réalisée en début d’année. Comme je partage très largement cette analyse, je vais en reprendre (en les résumant) les principaux points pour cet article ce bilan, en y ajoutant quelques éléments complémentaires.

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Comme le passage à la vidéo a rendu moins lisibles certains graphiques, je mets ci-dessous un lien pour télécharger le pdf de la présentation complète :

Bilan sur les promesses de Maastricht

 1)      Certains objectifs ont été atteints…

On peut d’abord reconnaître que le lancement de l’euro a été une réussite technique bien maîtrisée, que ce soit en 1999 avec l’euro scriptural, en 2002 lors de l’introduction physique des euros, ou lors de l’arrivée des nouveaux entrants de l’Est. Ensuite, l’euro a évidemment joué le rôle de stabilisateur attendu en permettant de supprimer une source majeure de spéculation : celle des taux de change entre pays membres de l’Union européenne (cf article sur le SME).

Plus largement, si l’on reprend les arguments mis en avant dans le rapport Delors de 1990, on peut dire qu’un certain nombre d’objectifs ont été atteints :

–  L’euro a dynamisé les échanges dans la zone en simplifiant les comparaisons de prix, facilitant les opérations et éliminant les couvertures de risques de change. Résultat : les échanges de biens au sein de la zone euro ont sont passés de 26% du PIB en 98 à 33% en 2007, les échanges de services de 5 à 7%.

– L’euro a acquis comme espéré par ses initiateurs le statut de 2ème monnaie internationale après le dollar.

– Enfin, l’objectif de stabilité des prix sur la zone euro, objectif unique fixé à la BCE a été atteint, avec une inflation autour des 2% souhaités sur la période 1999- 2007. C’est évidemment le point le plus controversé du bilan de la zone euro, puisque les technocrates européens, Trichet en tête, en sont particulièrement fiers, mais énormément de voix critiques estiment que cette mission a été remplie au détriment de la croissance et de l’emploi (voir un ancien article du Blog sur Trichet). Les effets positifs de cette faible inflation ont concerné surtout les consommateurs, qui ont bénéficié de produits importés à bas coût et de la stabilité des prix sur une longue période, ainsi que les détenteurs de patrimoines financiers dont la valeur ne s’est pas érodée avec le temps.

2)     Mais les résultats macro-économiques ne sont pas à la hauteur des promesses

La promesse principale des partisans de l’euro en 1992 puis en 1999  était que la  mise en place de l’euro assurerait une forte croissance et de l’emploi pour la zone euro. Le moins que l’on puisse dire est que cette promesse n’a pas été tenue, et ce même avant la crise de 2007-2008.

Philippe Murer analyse de façon très précise l’évolution des taux de croissance avant et après l’euro dans la première partie de la vidéo, donc je ne rentre pas dans le détail ici. Pour donner un seul chiffre, sur la période 1999-2007, la croissance moyenne annuelle a été de 2.2% dans la zone euro, contre 3,1% sur la période précédente 1991-1999. Certains pays comme l’Italie et le Portugal ont été particulièrement impactés par cette baisse de croissance, et d’autres ont compensé jusqu’en 2008 par des bulles immobilières, financières ou de consommation comme l’Espagne, l’Irlande ou la Grèce.

Du côté de l’emploi, c’est la même chose, avec des résultats médiocres jusqu’à la crise, et une explosion du chômage depuis 2008. Ce sont bien entendu les emplois industriels qui ont été les plus touchés sur la période.

Parmi les autres promesses non tenues, on peut évidemment évoquer l’Europe sociale et solidaire qui devait soit-disant découler naturellement de la mise en place de l’euro, avec une harmonisation par le haut évoquée par Jospin en 1998…Elle n’a évidemment pas eu lieu avec, au contraire, une concurrence féroce sur les salaires (j’y reviens ensuite), et une compétition fiscale entre pays qui, au final, conduisent à favoriser le moins-disant social et fiscal.

Enfin, l’euro « bouclier contre les crises » promis par Jospin en 98 s’est révélé bien fragile, la crise financière partie des Etats-Unis ayant déferlé sur la zone euro sans rencontrer la moindre résistance.  La récession qui découle de cette crise financière est  d’ailleurs plus forte dans cette zone qu’ailleurs, et on peut noter que des pays comme la Suède qui ne sont pas rentrés dans l’euro s’en sortent beaucoup mieux…

Quelle est la part de responsabilité de l’euro dans la crise actuelle de la zone euro ?

S’il semble clair que l’euro n’a pas apporté la prospérité promise et ne nous a pas non plus protégé de la crise, définir précisément la responsabilité de l’euro dans la situation dramatique que traverse la zone euro n’est pas si évident.

Pour reprendre les analyses de beaucoup d’économistes que j’apprécie comme Lordon, Giraud, ou aux Etats-Unis les Nobel Krugman et Stiglitz, la situation actuelle relève plus largement d’une crise profonde du capitalisme financiarisé et mondialisé en œuvre dans les pays occidentaux depuis la fin des années 70. Ce mode de capitalisme, marqué par la recherche de la rentabilité maximale pour les actionnaires, la toute-puissance des marchés dérégulés et la sacralisation du libre-échange, a eu pour principales conséquences dans les pays occidentaux une désindustrialisation massive, un chômage chronique ainsi qu’une pression à la baisse sur les salaires et les systèmes sociaux. Tout ceci s’est traduit par une consommation trop faible pour permettre aux entreprises de fonctionner correctement et de créer de l’emploi. Cette insuffisance de la demande dans les pays occidentaux  aurait débouché depuis longtemps sur une forte récession s’il n’y avait eu, depuis 30 ans, la béquille de l’endettement, public ou privé selon les pays, pour compenser.

Désindustrialisation, chômage et croissance faible à crédit ne sont donc pas spécifiques à la zone euro, me semble t-il, et l’on retrouve le même phénomène dans les autres pays européens ou aux Etats-Unis. C’était d’ailleurs déjà le cas avant l’entrée en vigueur de l’euro, puisque libre-échange et dérèglementation financière avaient commencé à produire leurs effets sur la zone depuis le milieu des années 80.

Par ailleurs, il n’est facile non plus de faire la part des choses entre les effets négatifs de l’euro en tant que tel, et ceux dus à la façon dont a été mise en place et gérée la zone euro (politique de désinflation compétitive de la BCE et élargissement à l’Est trop rapide et trop important notamment).

Le débat n’est donc pas tranché parmi les économistes critiques de l’Europe libérale actuelle, mais une grande majorité d’entre eux sont d’accord pour dire que la mise en place de l’euro a ajouté une contrainte supplémentaire aux pays de cette zone, en les empêchant de mener une politique monétaire adaptée à leurs intérêts, créant ainsi des problèmes de fond propres à la zone que la crise de 2008 a révélés au grand jour, et rendu quasiment insurmontables. Plus précisément, le fait d’avoir une monnaie unique et trop forte pour des pays hétérogènes au départ, a créé des écarts de compétitivité trop importants entre pays de la zone et a aggravé le problème général de compétitivité de la zone vis-à-vis du reste du monde.

Pour une analyse complète de cette crise de compétitivité induite par l’euro, je recommande notamment :

Une étude complète récente de Jacques Sapir ainsi qu’une tribune plus courte mais très claire dans le Monde 

– Une série d’articles du blog toujours très intéressant de Laurent Pinsolle

– Un article du blog La lettre volée

Je vais résumer les points clés de ces analyses en m’appuyant notamment sur la deuxième partie de la présentation de Philippe Murer.

1)      La surévaluation de l’euro pénalise la compétitivité externe

En dehors d’une courte période ayant suivi le lancement de l’euro, ce dernier est depuis de nombreuses années  surévalué  d’environ 30% par rapport au dollar et au yuan chinois. Vis à vis du dollar, la parité devrait être à environ 1.15 $. Cette surévaluation coute très cher à tous les pays européens en termes de perte de croissance, de déficit des balances commerciales vis à vis de l’Asie et renforce les effets de la mondialisation, concernant la désindustrialisation et les délocalisations.  En effet, toute hausse importante de l’euro dégrade nos capacités d’exportations, et surtout celles de nos PME. Elle accroît également la pression sur nos entreprises sur le marché intérieur du fait de la baisse du prix en Euro des produits importés. Il faut noter que tous les pays membres en sont victimes, y compris l’Allemagne qui est en déficit avec l’extérieur de la zone euro.

Ce taux de change trop fort est en partie le produit de la politique de la Banque Centrale Européenne, mais plus structurellement du poids économique de l’Allemagne, tirant vers le haut l’ensemble des autres pays sans que leurs économies ne puissent suivre.

2) La monnaie unique a accentué les déséquilibres internes à la zone : problème de compétitivité interne

Les pays les moins compétitifs de la zone, déjà privés dans le cadre du Marché unique de la possibilité d’augmenter les droits de douane sur les produits importés d’autres pays européens, se sont vus retirer un deuxième levier d’action habituellement utilisé pour regagner de la compétitivité, la dévaluation de la monnaie. Comme annoncé par les opposants à Maastricht dès 1992, le fait d’avoir mis en place une monnaie unique entre des pays structurellement très différents, a donc eu tendance à accentuer les écarts de compétitivité entre pays, créant de grandes difficultés pour certains d’entre eux.

–  Des divergences d’inflation et de coûts salariaux importantes entre pays de la zone

La principale raison pour laquelle un pays perd de la compétitivité est l’inflation : la hausse des prix rend les biens qu’il produit moins intéressants pour les acquéreurs étrangers. Il est normal que des pays aussi différents structurellement que l’Allemagne ou la Grèce, par exemple aient des taux d’inflation différents. Le problème de la monnaie unique est qu’elle empêche les pays qui ont des taux d’inflation différents de procéder ponctuellement à des dévaluations, puisque les taux de change ont été figés.

Même chose pour les coûts salariaux unitaires (salaires/productivité) qui évoluent différemment dans les pays de la zone en raison de politiques salariales et d’efforts de productivité variables. Quand il y avait des monnaies nationales, un pays pouvait laisser ses salaires augmenter plus vite que ses voisins tout en dévaluant pour ajuster la valeur de sa monnaie à sa compétitivité. Avec l’euro, ce n’est plus le cas, et comme pour l’inflation cela accentue les écarts de compétitivité entre  pays. Ceci est aggravé bien entendu par la politique menée depuis 2000 par l’Allemagne, qui a comprimé ses coûts salariaux pendant 10 ans, regagnant ainsi une forte compétitivité au détriment de ses voisins européens et sur le dos de ses propres travailleurs.

Les écarts de compétitivité s’accentuent dans la zone et conduisent à une baisse de production industrielle importante dans les pays du sud de l’Europe, et des déséquilibres commerciaux croissants 

La perte progressive de compétitivité de certains pays européens (France, Portugal, Italie, Grèce, Espagne) au cours des années 2000 a eu pour conséquences une forte désindustrialisation d’une part, et une explosion des déficits commerciaux d’autre part. Ce graphique, issu du blog La lettre volée, montre bien qu’avant l’euro, les échanges étaient à peu près équilibrés dans la zone.

Auparavant, quand un pays avait un déficit, il dévaluait, sa monnaie devenait moins forte ce qui pénalisait ses importations mais favorisait ses exportations et donc ses entreprises. Et quand il était en excédent, sa monnaie s’appréciait. Il est clair que si nous n’avions pas de monnaie unique, le mark et le florin s’apprécieraient alors que la peseta, l’escudo, la lire et la drachme se déprécieraient naturellement. Le franc français, entre les deux groupes, se déprécierait face aux premiers mais s’apprécierait face aux seconds.

– Pour éviter la récession, l’endettement public ou privé a augmenté, parfois sous forme de bulles, jusqu’à la crise de 2008

Face à cette situation, certains pays comme la France et d’autres ont utilisé le levier budgétaire (baisse des prélèvements fiscaux sur les entreprises, crédits d’impôts, plans de relance, subventions, etc..) pour tenter de soutenir une croissance atone, ce qui s’est traduit par un endettement public structurel.  A l’inverse, sur le modèle américain, d’autres pays ont favorisé l’endettement privé des ménages et des entreprises, entraînant la création de bulles  comme en Espagne, en Irlande et en Grèce.

Ces bulles ont été facilitées par la faiblesse des taux d’intérêt des années 2000-2007, dus à la confiance en l’euro des investisseurs. La BCE de son côté n’a rien fait pour freiner ces bulles avant l’explosion de 2008 et les conséquences dramatiques que l’on connaît.

L’endettement généralisé dans la zone, public comme privé, n’est donc pas le problème de fond de la zone euro, contrairement  ce que répètent en boucle nos élites politiques et médiatiques, mais la conséquence d’une crise de compétitivité plus profonde, accentuée par la mise en place d’une monnaie unique.  Sans endettement, la zone Euro qui a déjà eu le taux de croissance le plus faible de l’OCDE de 2000 à 2007 aurait connu une stagnation dra­matique dans ces années. Cette béquille du crédit permettant de masquer les problèmes de fond a pris fin avec la crise de 2008. Les plans de relance de 2009 et la spéculation sur les taux ont porté le service de la dette publique à des niveaux ingérables et fait exploser les bulles immobilières ou de consommation.

Seule solution envisageable pour limiter les écarts de compétitivité dans la zone : des transferts budgétaires entre pays excédentaires et déficitaires

Pour conclure, Philippe Murer rappelle qu’à partir du moment où une monnaie unique appliquée à des pays hétérogènes a tendance à les faire diverger, la seule option pour rééquilibrer la zone est d’organiser d’une façon ou d’une autre une péréquation budgétaire, à travers laquelle des impôts levés sur la zone compétitive permettent de soutenir la zone moins compétitive. C’est ce qui se produit naturellement par l’intermédiaire de l’Etat au niveau d’un pays, entre régions dynamiques et régions en difficultés économiques, comme par exemple entre le Bassin Parisien et les DOM-TOM, ou l’Est de la France. Aux Etats-Unis également, le budget fédéral qui représente 20% du PIB américain, permet ces transferts entre Etats.

Pour la zone euro, la première difficulté est le budget communautaire européen n’est que de 1% du PIB européen, et en ce moment même, les pays européens affrontent la Commission pour tenter de le réduire encore.

Plus fondamentalement, Murer ne pense pas qu’aujourd’hui, les peuples européens se sentent suffisamment solidaires les uns des autres pour accepter de tels transferts entre pays, et de façon plus large un vrai fédéralisme européen. Pour résoudre les déséquilibres actuels, il faudrait en effet que les Etats européens « riches » acceptent de donner des centaines de milliards d’euros aux Etats européens en difficulté : Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne. Il faudrait de vrais transferts fiscaux, et non des prêts comme actuellement avec le FESF ou bientôt avec le MES. Le problème de fond est qu’il n’y a pas de peuple Européen, pas pour l’instant en tout cas, et ce pour des raisons linguistiques, culturelles, historiques. Un Allemand qui a accepté de faire des efforts pour permettre le développement de l’Allemagne de l’Est après la réunification, n’est absolument pas prêt à faire la même chose pour la Grèce. C’est même le contraire qui est en train de se passer aujourd’hui en Allemagne ou en Hollande, avec de plus en plus d’articles et de déclarations prônant l’exclusion des pays du Sud de l’euro.

Pour finir, Murer estime que même si l’on parvenait à mettre en place de tels transferts budgétaires, éventuellement en trouvant d’autres sources de prélèvement comme la taxe sur les transactions financières par exemple, cela pérenniserait une situation d’inégalité entre une Europe du Nord industrielle et prospère, et une Europe du Sud qui ne s’en sortirait que grâce à l’aide des pays du Nord. Il rappelle que c’est ce qui s’est passé en Italie par exemple, et a conduit à créer une fracture entre l’Italie du Nord et du Sud. Mendès France l’évoquait aussi dans son discours de 57.

Conclusion provisoire

Au final, l’euro n’a donc pas tenu ses promesses, loin de là, et a au contraire contribué à creuser les écarts entre une Europe performante au Nord et une Europe en grande difficulté dans le Sud, au sein d’une zone qui, par rapport au reste du monde, a été pénalisée par un euro trop fort. La politique de désinflation compétitive de la BCE  et le cavalier seul de l’Allemagne ont accentué ces problèmes, mais ils sont de toute façon inscrits dans les structures mêmes de l’euro : aucune politique monétaire ne pourrait simultanément convenir à 17 pays si différents, et l’impossibilité de dévaluer ne laisse comme seule option aux pays voulant regagner de la compétitivité les uns par rapport aux autres que la compétition sur les salaires.

Ce qui est intéressant je trouve est que la question du « problème de compétitivité de la France », vis à vis de l’Allemagne ou de l’Asie, est omniprésente dans les médias, depuis plus de 20 ans. Le constat est donc assez largement partagé. Mais comme les débats sur l’euro et le protectionnisme restent tabou, la dévaluation et les droits de douane ne sont pas des options envisageables pour améliorer cette compétitivité, et, d’une certaine façon, il faut reconnaître qu’il ne reste effectivement pas grand chose d’autre en stock que la baisse du coût du travail…ce qui, en dehors d’être socialement scandaleux, est en train de plonger la zone euro dans une terrible récession, car plus personne n’est en mesure, du coup, de consommer les produits, même fabriqués moins chers…

Dans le prochain article, je reviendrai sur certains de ces points dans le cadre d’une discussion avec Philippe Murer qui permettra de clore cette série sur l’euro et de faire la jonction avec les sujets du moment, notamment le fameux TSCG. A suivre donc !

4 responses to “L’euro, stop ou encore ? Article 4/5 sur le bilan de l’euro

  1. Constat convaincant
    On attend les préconisations avec impatience !

  2. Une synthèse convaincante.

    Emmanuel B

    PS : Il est quelquefois difficile de bien voir les graphiques sur la vidéo. Il serait peut-être utile de les reproduire dans le corps de l’article.

    • Oui désolé pour les graphes, du coup j’ai mis le fichier avec toute la présentation à télécharger en pdf…
      Merci !

  3. Merci.