Dernier intermède de l’été avant de finir dans quelques temps la série sur l’euro avec le bilan après 10 ans et les perspectives à court et long terme. Avant cela, et dans la lignée de l’article précédent sur le discours de Séguin en 92, je voulais revenir aussi sur celui prononcé en 1957 à l’Assemblée nationale par Pierre Mendès France, à l’occasion du vote sur le Traité de Rome. Bien qu’il n’ait dirigé le gouvernement de la France que pendant un peu plus de sept mois, Mendès France constitue une référence importante pour une partie de la gauche en France, et au-delà, il demeure une référence pour la classe politique française.
Dans ce discours, il s’oppose à la mise en place d’un Marché commun entre 6 pays qui comporte selon lui trop de risques pour la France. Une partie de ce discours, qui porte sur la démocratie et le risque de la voir remise en cause par le transfert de souveraineté à une autorité supranationale, est régulièrement citée ces derniers temps dans des articles ou blogs, car elle s’applique parfaitement à la situation traversée depuis deux ans en Europe et aux projets de Pacte budgétaire, MES et autres règles d’or. Mais d’autres élément de ce discours me paraissent tout aussi passionnants et visionnaires : sur les risques d’harmonisation sociale et fiscale vers le bas, sur les conséquences pour l’emploi et l’industrie de la liberté de circulation des biens et des capitaux au sein du Marché commun, sur les risques liés au démantèlement progressif des barrières douanières vis vis de l’extérieur, sur le caractère irréversible de certaines décisions une fois gravées dans un Traité. Continue reading
-
Articles récents
Vidéo du mois
Articles les plus consultés
- La décennie 80, le grand cauchemar ? Partie 1/2 sur le tournant libéral
- Présentation du blog
- Le TSCG, la crise et les socialistes
- Entretien avec Jacques Sapir (1/2) : la crise à Chypre et ses conséquences
- Entretien avec Gaël Giraud (1/3) : origine de la crise et perspectives
- Intermède 2 : Discours de Pierre Mendès France à l'Assemblée en 1957
Rechercher sur le blog
Nuage de tags
Delamarche Tournant de la rigueur inflation Todd Nicolas Doisy dévaluation médias Réformes structurelles jean françois kahn Ruffin Trichet Rigueur Thatcher Sarkozy Europe Sapir Hollande Euro Mitterrand finance Les années 80 TSCG climat Delors Halimi Fédéralisme démocratie Montebourg MES Philippe Murer Mélenchon Lordon pensée unique fiscalité Gael Giraud Commission Allemagne souveraineté impôts front de gauche austérité CSG socialistes Grêce Chevènement crise Draghi BCE mondialisation Monnaie uniqueCommentaires récents
- Jean dans Arrêt sur l’évasion fiscale avec Anne-Sophie Jacques
- nico dans Doisy, Hollande et le retour des alternatives
- nico dans Entretien avec J.Sapir (2/2) : Pas de sortie de crise sans sortie de l’Euro
- citoyen dans Doisy, Hollande et le retour des alternatives
- torpille dans Doisy, Hollande et le retour des alternatives
Sites favoris
Catégories
- Economie (39)
- Crise de l'euro (27)
- Finance (6)
- Fiscalité (6)
- Libre-échange/Protectionnisme (4)
- Environnement (4)
- Non classé (1)
- Politique (36)
- Crise européenne (27)
- Politique française (20)
- Société (8)
- Economie (39)
Archives
- mai 2013 (1)
- avril 2013 (2)
- mars 2013 (2)
- février 2013 (1)
- janvier 2013 (1)
- décembre 2012 (2)
- novembre 2012 (2)
- octobre 2012 (2)
- septembre 2012 (2)
- août 2012 (1)
- juillet 2012 (3)
- juin 2012 (3)
- mai 2012 (5)
- avril 2012 (5)
- mars 2012 (4)
- février 2012 (5)
- janvier 2012 (4)
- décembre 2011 (5)
Flux Rss des articles
Méta










mais j’y reviendrai plus loin. Pas facile enfin de se motiver pendant ces deux semaines d’entre-deux-tours, surtout quand, en plein redémarrage espagnol de la crise européenne, les débats de fonds nécessaires sur cette question centrale pour notre avenir sont quasi inexistants, ou se résument à des odes à la croissance, et qu’à la place Sarkozy se lance dans une course lamentable à la récupération des voix de Marine Le Pen.
ait faire Hollande, d’après Doisy et dans le cas où il serait élu, entre l’Europe libérale et l’austérité ou la mise en œuvre d’un programme de gauche.
serré de tous les programmes comme certains lecteurs le souhaitaient (désolé !), mais pour reparler de la difficulté qu’aurait un éventuel président de gauche à mener une politique de gauche, voir même à juste préserver le modèle social actuel, sous la pression conjointe de l’Europe et des marchés. 